| Chère lectrice, cher lecteur, «Lorsque j'ai installé ma mère à la maison de retraite, j'ai été assailli d'émotions.» Ces mots sont ceux de Didier Eribon, philosophe, sociologue et auteur du très remarqué Retour à Reims (2009). Alors que dans cet essai autobiographique, il replongeait dans sa jeunesse, entre origines ouvrières et émancipation, le penseur dédie son nouvel ouvrage, Vie, vieillesse et mort d'une femme du peuple (Flammarion), à sa mère – décédée il y a quelques années dans un EMS. A travers ce personnage complexe, issu des classes populaires puis assombri par un long mariage malheureux, Didier Eribon veut avout tout questionner la manière dont notre société relègue le troisième âge au silence – et comment la philosophie elle-même, «toujours écrite par des auteurs qui sont bien portants», invisibilise la vieillesse. Avec mon collègue Julien, qui est allé à sa rencontre à Paris, l'auteur évoque notre peur collective, voire notre déni, face à ce qui nous attend pourtant tous et toutes, inéluctablement. Un éclairage rare et précieux. Bonne lecture! | – Virginie Nussbaum | |
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