| Chère lectrice, cher lecteur, Tiago Rodrigues a du métier, de l'imagination, un talent fou pour raconter des histoires, mais il n'avait sans doute pas imaginé pareil scénario. Alors qu'il inaugure ce mercredi son mandat à la tête du Festival d'Avignon, l'auteur et metteur en scène portugais est déjà sur des charbons ardents. N'a-t-il pas dû faire face à l'annulation sans précédent, par la Comédie de Genève, des Emigrants, conçu par le Polonais Krystian Lupa, l'une des grandes figures du théâtre européen? Ce spectacle était l'un des événements de cette 77e édition de la manifestation créée par Jean Vilar en 1947. Confronté à cette défection aux conséquences économiques fâcheuses, il a décidé de programmer Dans la mesure de l'impossible, spectacle qu'il signe, une production de la Comédie de Genève également. Il pensait avoir trouvé la parade. Il n'a pas échappé à une nouvelle volée de bois verts. On lui a reproché de profiter de la situation pour promouvoir l'une de ses créations. Le procès est absurde. Il n'empêche que… Dans un entretien à cœur ouvert, Tiago Rodrigues s'est confié sur cette édition tellement particulière, qui prend place dans une France déchirée par la colère d'une partie de sa jeunesse après la mort de Nahel, 17 ans. Il déclare ne craindre ni le scandale ni la controverse. Cela tombe bien. Avec ses 44 spectacles dans le festival in – dont il a la responsabilité – et ses 1491 dans le off, l'été avignonnais s'annonce brûlant. Bonnes lectures! | – Alexandre Demidoff | |
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