| Chère lectrice, cher lecteur, Les syndicats ont de l'avance. D'habitude, c'est plutôt à la rentrée qu'ils font valoir leurs revendications salariales. Pourtant, cette année, c'est ce vendredi 7 juillet à Berne qu'ils les ont présentées, demandant une augmentation de 5%. «Nous avons décidé d'en parler tôt cette année parce que la situation est exceptionnelle, précise Daniel Lampart, premier secrétaire et économiste en chef de l'USS. En 2023, les salaires réels baissent pour la troisième année consécutive, ils sont inférieurs de près de 3% à ceux de 2020.» Les chiffres avancés sont contestés par l'Union patronale suisse: «La revendication des syndicats est nettement trop élevée et elle ne tient absolument pas compte des réalités de l'entreprise», défend Simon Wey, économiste en chef de l'Union patronale suisse. Le professeur ordinaire d'économie à l'Université de Lausanne et spécialiste du marché du travail Rafael Lalive fait la part des choses et revient sur l'équilibre à trouver… sans tomber dans la spirale inflationniste. Bonne lecture! | – Julie Eigenmann | |
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