| | | | | | | | | | Bonjour à toutes et à tous, | | | | | Au sommaire :
- Ces tisseurs de soie font un métier ancestral - Lisa, relieuse, entretient une tradition séculaire - Au volant de son magasin ambulant, Claire lutte contre la solitude - Amputé d'un bras, Stéphane a retrouvé du sens à sa vie grâce au karaté - Pierre va parcourir 25 000 km à vélo à travers l'Amérique
Bonne lecture, | | | | | | | Florent Servia Journaliste actu.fr | | | | | | Ces tisseurs de soie font un métier ancestral : "Nous ne sommes pas morts" | | | | | | | Ludovic, Romain et Virgile de la Calle comptent parmi les derniers tisseurs qui travaillent encore sur des métiers du XIXe siècle à Lyon. Ils sont installés dans la soierie Saint-George, un atelier ouvert au public en plein cœur du Vieux-Lyon, quartier historique de la soie où il ne subsiste qu'eux.
Leur expertise, qui ne peut pas être remplacée par une machine moderne, leur permet de conserver leurs affaires. "Lorsqu'on demande à un Lyonnais si, selon lui, les tisseurs existent encore, il répond souvent qu'ils sont tous morts. La réponse est non", assure Virgile, frère cadet de cet atelier familial.
"Mon père est l'un des derniers apprentis à avoir rencontré les anciens et appris à la Croix-Rousse, " raconte Virgile, qui a "grandi entre les machines" et qui "ne voulai[t] pas travailler dans un open-space dynamique". | | | | | | | Ce n'est pas possible de vivre uniquement du tissage à bras. On est obligés de vendre aussi du tissu fait avec des machines modernes, qu'on commande dans la région. | | | | | Les pièces faites sur leurs deux métiers anciens sont faites sur commande. Leurs techniques sont destinées à des couturiers, à la restauration de pièces anciennes ou à du mobilier de châteaux.
Comme les premiers artisans de la soie à Lyon, Virgile, son frère Romain et son père Ludovic sont des tisseurs d'or et d'argent. Ludovic de la Calle est également maître veloutier, spécialisé dans le tissage du velours, une technique qui demande une grande expertise à la manière du XVIe siècle.
Le tissu de velours ciselé au fer sur une base de fil d'or, sur lequel Ludovic travaille actuellement, n'avance que de 4 à 8 centimètres chaque jour de travail. Pour cette commande de 100 mètres, le travail prend deux ans à deux ans et demi. Un temps pendant lequel le métier à tisser ne peut pas être utilisé pour une autre pièce. Le prix au mètre, lui, "peut facilement dépasser 1000 euros", rapporte Actu Lyon. | | | | | | | | | | | | | | | | Lisa, relieuse, entretient une tradition séculaire | | | | | | Relieuse de formation, Lisa crée et redonne vie aux livres qu'elle peut croiser. Le travail de création d'un livre n'a que peu changé depuis des siècles. Etau à endosser, presse à percussion, cisaille à carton, fleuron... Autant d'outils dont se sert toujours Lisa, dans son atelier de Pontault-Combault (Seine-et-Marne).
"Je crée des livres et je peux les restaurer. Je fais aussi de la dorure," explique-t-elle. Un livre lui prend minimum une semaine entière pour sa réalisation, compte tenu des temps de séchage. Elle restaure les livres qui ont "une valeur financière, mais aussi sentimentale", adaptant les matériaux utilisés en fonction de l'époque.
Aujourd'hui à son compte, elle a travaillé pour différentes entreprises pendant onze ans. Elle rencontre désormais ses clients sur des salons ou par le bouche-à-oreille. C'est ainsi qu'elle a été contactée pour réaliser le livre d'or de la chaîne de restaurants Planet Hollywood, qui a récemment fermé ses portes. "Un véritable honneur", livre-t-elle à La République de Seine-et-Marne. | | | | | | | | | 🚚 A meilleur marché. Depuis un an, Claire a créé son entreprise. Elle silonne les routes de La Hague (Manche), du lundi au vendredi, avec son épicerie ambulante. Soucieuse de ses aînés, l'ancienne salariée du grossiste alimentaire Métro a décidé, à 35 ans, d'aller à la rencontre des personnes âgées d'un territoire reculé qui a vu ses commerces disparaître au fil du temps. Aimant son métier, elle ne compte plus les heures. Grâce à elle, les petits villages retrouvent les coups de klaxons matinaux, nécessaires pour alerter des clients parfois un peu sourds d'oreille. La Presse de la Manche
🥋 Déplacer les montagnes. Stéphane a perdu un bras lorsqu'il était engagé dans l'armée de terre. Rejeté par le monde professionnel, vu "que par [son] handicap", il perd confiance en lui et tient grâce au sport : natation, handball (il devient entraîneur), course à pied… Grâce au karaté, où l'on "parle de notion de rêve", où "rien n'est impossible", il "revit". "Même un karateka vieux et frêle peut renverser un homme puissant et costaud", explique-t-il. Le travail "sur les énergies" et la gestion des émotions lui ont permis "d'accepter [son] handicap". La Gazette du Centre Morbihan
🚵♂️ A l'aventure. Une petite phrase de Saint-Exupéry lui trotte dans la tête : « Fais de ta vie un rêve, et d'un rêve, une réalité. » Et c'est avec cette inspiration que le Costarmoricain Pierre Blivet, originaire de Rostrenen (Côtes-d'Armor) et Briochin d'adoption depuis 2 ans, s'apprête à effectuer le plus audacieux périple de sa vie : parcourir l'Amérique à vélo, en partant d'Ushuaïa en Argentine jusqu'à Vancouver au Canada, soit 25 000 km et 16 pays en pas moins de 20 mois. "J'espère être rentré pour Noël 2024", dit-il, le sourire dans la voix, quelques heures avant de monter dans l'avion qui le mènera à Buenos aires, avant de se poser en terre de feu. Le Penthièvre | | | | Partagez cette newsletter !
 | | | | Ont contribué à ce numéro | | | | Yann André, Jérôme Lemonnier, Sébastien Lucot, Gilles Queffélec, Theo Zuili
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