 Chère lectrice, cher lecteur, Difficile de trouver «héros» plus controversé! Cette semaine, quelques centaines d'Ukrainiens – mais aussi le chef de l'état-major Valery Zaloujny – ont célébré le 114e anniversaire de la naissance de Stepan Bandera. Brutal militant de la cause nationaliste ukrainienne, en lutte contre la Pologne et l'Union soviétique, Bandera est accusé d'avoir aussi été un sombre exécutant des nazis, même si dans les faits, il a passé la majeure partie de la Seconde Guerre mondiale emprisonné dans un camp de concentration, tant ses velléités d'obtenir l'indépendance de l'Ukraine n'entraient pas dans les plans d'Adolf Hitler.
Alors que la Russie de Vladimir Poutine utilise le prétexte d'une «dénazification» de l'Ukraine pour justifier son agression, cet hommage rendu à l'ultranationaliste hérisse surtout la Pologne, où Bandera et ses partisans ont commis leurs crimes. Cécité historique, pièges de la mémoire et de la guerre, visions divergentes d'un «récit commun» qui reste encore à être pleinement écrit? Chacun tranchera.
Bonne lecture!
– Luis Lema, journaliste à la rubrique internationale |
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