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⚽️ Ce que nous avons appris de Gianni Infantino à Kigali

Le vestiaire
Lundi 20 mars 2023

 

Chère lectrice, cher lecteur,

Le Temps était la semaine dernière le seul média suisse accrédité au 73e Congrès de la FIFA à Kigali. Pourquoi se rendre au Rwanda pour une élection jouée d'avance?, se sont sans doute demandés nos confrères. En l'absence de toute opposition, Gianni Infantino a été reconduit par acclamation et pour quatre ans. L'Italo-Valaisan, qui avait surgi du chaos en 2016 pour récupérer le siège abandonné par Sepp Blatter (avec l'aide du FBI) et verrouiller la place, peut même espérer régner sur le football mondial jusqu'en 2031.

Pourquoi donc aller à Kigali en pleine saison des pluies? Notre but était de comprendre la très grande popularité de Gianni Infantino, laquelle contraste avec la détestation dont il fait l'objet en Europe. Achète-t-il les votes des 54 pays africains (plus d'un quart des 211 membres de la FIFA )en les arrosant de subventions, comme nous avons tendance à le penser? Est-il victime de préjugés occidentaux hérités du colonialisme, comme il a l'air de le croire? La vérité, comme souvent, est nuancée et complexe.

A Kigali, nous avons pris la mesure d'un monde qui change. Les pays africains, confortés par la première Coupe du monde organisée en pays arabe et la quatrième place de l'équipe du Maroc, ne supportent plus un système qui les maintient dans un second rôle. Ils veulent plus de places en Coupe du monde, plus de possibilités de matchs internationaux, plus de moyens pour développer les compétitions locales et le talents locaux. Gianni Infantino entend cela - «Blatter parlait, Infantino écoute», nous a-t-on dit plusieurs fois -, il le permet en bouleversant les calendriers et en finançant des programmes de formation.

La vision européenne du football est celle d'une industrie de loisir au bord de la saturation et qu'il convient de préserver en prônant la décroissance et la bonne gouvernance. La vision africaine est celle d'une activité encore en friche, riche de promesses économiques, politiques et symboliques. On peut débattre de ses motivations mais Gianni Infantino a choisi son camp, clairement. C'est ce que nous avons appris à Kigali.

Bonne lecture!

Portrait de l'auteur Laurent Favre

– Laurent Favre, chef de rubrique Sport

 
FIFA president Gianni Infantino addresses delegates at the reopening Nyamirambo Stadium which has changed its name to Pele Stadium, during the 73rd FIFA Congress Delegation Football Tournament in Kigali, Rwanda March 15, 2023. REUTERS/Jean Bizimana

#01  Pourquoi Gianni Infantino, détesté en Europe, est si populaire en Afrique

Réélu pour un troisième mandat à la tête de la FIFA, Gianni Infantino est l'une des personnalités les plus clivantes du sport. Critiqué en Europe, l'Italo-Valaisan est plus apprécié et se sent mieux compris en Afrique. Reportage à Kigali sur sa terre d'élection

 
FIFA President Gianni Infantino gestures during a press conference at the 73rd FIFA Congress in Kigali, Rwanda, on March 16, 2023. - Gianni Infantino has been re-elected unopposed as president of football's ruling body FIFA on a four-year term until 2027. (Photo by SIMON MAINA / AFP)

#02 Gianni Infantino, bien élu et mal aimé

ÉDITORIAL. Réélu par acclamation pour un troisième mandat jeudi à Kigali, le président de la FIFA s'est ensuite amèrement plaint d'être incompris par la presse occidentale

 
VALENCIA, SPAIN - MARCH 22: General Team Manager Lise Klaveness of Norway during training before Spain v Norway UEFA Qualifiers, EURO 2020 at Estadio Mestalla on March 22, 2019 in Valencia, Spain. (Photo by Trond Tandberg/Getty Images)

#03  Lise Klaveness veut «une FIFA qui unisse et non qui divise»

En un an, la présidente de la Fédération norvégienne de football s'est affirmée comme la voix la plus claire pour critiquer la FIFA. Et ce n'est pas parce que Gianni Infantino sera réélu sans opposition, jeudi à Kigali, qu'elle compte se taire

 
Biels Beat Forster wird vor dem Spiel fuer sein 1000. Spiel in der National League von EHCB General Manager Martin Steinegger, links, und Liga-Direktor Denis Vaucher, rechts, geehrt, vor dem Eishockey Meisterschaftsspiel der National League zwischen EHC Biel und HC Davos, am Samstag, 18. September 2021, in der Tissot Arena in Biel. (KEYSTONE/Peter Klaunzer)

#04  Martin Steinegger, le mage qui fait gagner le HC Bienne

Battu samedi par Berne, le club seelandais mène 2-1 dans la série en quarts de finale des play-off de National League. Une réussite qui doit beaucoup à son directeur sportif de longue date, ancien joueur très respecté et personnage profondément humain

 
This picture taken on October 01, 2019 shows a warning sign for rockslide next to the Aletsch glacier above Bettmeralp, Swiss Alps. - The mighty Aletsch -- the largest glacier in the Alps -- could completely disappear by the end of this century if nothing is done to rein in climate change, a study showed on September 12, 2019 by ETH technical university in Zurich. (Photo by Fabrice COFFRINI / AFP)

#05  Jacques Mourey: «En montagne, le maître mot aujourd'hui est «aléatoire»

Sur la base de l'emblématique ouvrage des «100 plus belles courses» dans le massif du Mont-Blanc et dans les Alpes valaisannes, le géographe Jacques Mourey a étudié les effets du changement climatique sur la pratique de l'alpinisme. Les résultats sont saisissants

 

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