Le yin yoga, encore plus doux que le yoga classique | – Francesca Serra | Une nouvelle variation de cette discipline prône un lâcher-prise profond et total Dans l'offre des cours de yoga, un nouveau genre fait son apparition un peu partout: le yin yoga. Popularisée par Paul Grilley dans les années 1990, cette pratique s'inspire de la technique ancestrale, issue de la pensée taoïste. Elle repose sur l'observation de la nature et donc sur l'alternance de ses mouvements yin – la nuit, le froid, le féminin, la profondeur, la lune, l'hiver, la terre, le corps, l'eau, les tissus conjonctifs – et yang – le jour, l'action, la chaleur, le masculin, la surface, le soleil, l'été, la vie, le ciel, le feu, les muscles. La lenteur du yin permet une approche méditative, mais aussi «une stimulation des tissus profonds et des méridiens énergétiques grâce aux postures adoptées», précise Cécile Roubaud, experte et auteure de plusieurs livres sur le sujet. Elle qui a personnellement rencontré Grilley et assisté pendant de nombreuses années son disciple Biff Mithoefer, dispense actuellement la plupart des formations professionnelles de yin yoga en Suisse romande. Dans son dernier livre, elle explique que le yin correspond aux tissus conjonctifs tels que les articulations, les tendons, les ligaments et les fascias. Touchées par les traumatismes physiques et psychiques, toutes ces fibres jouent un rôle important dans la régulation de notre équilibre de santé. Lire aussi: Kundalini, le yoga qui fascine autant qu'il inquiète «Le yin yoga n'est pas une marque déposée, ce qui laisse de la liberté dans la transmission», précise Cécile Roubaud: «Mithoefer a promu une approche chamanique, avec beaucoup de pauses et l'emploi de la musique ou encore la lecture de poèmes.» Les principes fondamentaux consistent à réaliser des asanas (positions) au sol, en utilisant couvertures et coussins pour que chaque posture, maintenue entre trois et cinq minutes, ne soit jamais douloureuse. Facile d'accès Il est possible de ressentir des sensations pendant les étirements, à la différence du yoga restauratif qui vise le confort absolu sans stimulation par la lumière et le son. Avec nos vies hyper-connectées, nous sommes constamment branchés sur le système nerveux relatif à l'action. Faciles d'accès, ces techniques de yoga aident à pallier la surstimulation du système sympathique. Cécile Roubaud, «Yin & restauratif yogas» (Ed. F1rst, 2021). Retrouvez tous les articles de la rubrique «Un jour, une idée». |
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