| Transition énergétique. Ces deux mots sont sur toutes les lèvres depuis plusieurs années. C'est le chantier du siècle à travers le globe, et notamment en Suisse. Ils impliquent une électrification massive de la société, avec l'avènement des panneaux solaires, des pompes à chaleur et des batteries électriques dotées de cobalt et de lithium, autant d'outils qui doivent nous affranchir des énergies fossiles. Mais l'électricité est complexe. Il faut la produire de façon propre, pouvoir en échanger avec ses voisins et en disposer en suffisance, c'est-à-dire en avoir toujours plus. Jusque-là, en Suisse, tout le monde semble à peu près d'accord. C'est après que ça se corse. Produire plus? Oui, mais comment? Avec du solaire alpin, qui a l'atout de fabriquer autant d'électrons l'hiver que l'été? Les Valaisans ont dit non. En recourant à l'énergie nucléaire? Certains défendent ardemment l'atome, d'autres le craignent comme la peste. L'éolien? Les hélices déclenchent encore plus de passions. Tous ces débats refont surface à Berne en cette rentrée, où l'on prépare une nouvelle loi sur l'énergie. Et, comme vous pourrez le lire, dans ce formidable jeu de cartes et de stratégies qu'engendre la transition énergétique, c'est un peu à qui perd gagne. Bonne lecture! | – Richard Etienne | |
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