| Chère lectrice, cher lecteur, J'espère que vous avez passé un bon week-end. Peut-être êtes-vous montés à Crans-Montana pour vivre au plus près l'une des courses de la Coupe du monde féminine de ski alpin. Les trois épreuves au programme ont permis à Lara Gut-Behrami de creuser l'écart, désormais de 205 points, avec sa rivale, l'Américaine Mikaela Shiffrin, toujours convalescente. Mais à Crans-Montana, ce week-end, l'essentiel s'est joué dans les coulisses. Ce n'était pas pour fêter Marius Robyr, organisateur en chef emblématique et pour certains tyrannique, qui se retirait après dix-huit ans de service. Vendredi soir, alors que le fendant coulait un peu plus vite que la raclette, la Fédération internationale de ski (FIS) répondait publiquement à des questions de la NZZ et confirmait n'avoir toujours pas signé le contrat de partenariat avec Crans-Montana pour l'organisation des Championnats du monde de ski alpin en 2027. La FIS menace même de retirer cette organisation à la station valaisanne, estimant s'être prononcée sur la base de garanties financières «entièrement fausses». Très vite, les représentants de la commune, du canton et de l'organisation sont montés en première ligne pour déminer le terrain et assurer que «des solutions seront trouvées». En off, ces personnes expliquent qu'il s'agit surtout d'un conflit personnel entre le président de la FIS, Johan Eliasch, et celui de Swiss-Ski, Urs Lehmann. «Est-ce que toute l'histoire se résume à une guerre d'ego?», s'est demandé notre envoyé spécial Lionel Pittet en redescendant de la station. Même sans neige, la montagne reste un lieu de pouvoir et un enjeu d'argent. Elle attire même ceux qui n'y ont pas grand-chose à y faire, comme l'Union cycliste internationale qui mise sur le snow bike pour frapper à la porte des Jeux olympiques d'hiver, en plus de ceux d'été. Bonne lecture et bonne semaine! | – Laurent Favre, chef de la rubrique Sport | |
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