| Chères lectrices, chers lecteurs, Sans grande surprise, le biotope policier, imprégné de valeurs très masculines, se révèle propice au harcèlement et aux propos sexistes. La Commission de contrôle de gestion du Grand Conseil, actionnée suite à un article du Temps, s'est penchée sur le vécu troublé des forces de l'ordre. En résumé, le rapport constate que des dérapages choquants se produisent souvent, que la difficulté d'en parler est bien réelle, que la direction sanctionne ce qui remonte jusqu'à elle, mais qu' il faut encore faire des efforts pour libérer la parole et changer les mentalités. La potion préconisée passe par une féminisation plus importante de ce corps et par des voies de réconciliation plus accueillantes. A noter que durant ses travaux, la commission a a été surprise par l'attitude très ouverte de ces fonctionnaires (femmes ou hommes), décrits comme bien dans leurs baskets et heureux d'oeuvrer au sein d'une structure moderne. Rien à voir avec l'institution mourante décrite par les syndicats de police pour convaincre, assez facilement, une majorité du parlement de revoir l'organisation de la grande maison. Mais revenons au sujet du sexisme qu'une agente résume assez bien: «Il faut définitivement tourner la page du stéréotype du policier musclé, barbu, tatoué, de droite, qui aime faire du fitness et conduire une moto. Si l'on ne change pas le regard sur la police, on ne changera pas les gens qui y postulent.» Tout un programme. Bonne lecture! | – Fati Mansour | |
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