| Chère lectrice, cher lecteur, L'Appenzellois Simon Ehammer était l'un des favoris de l'heptathlon des Championnats d'Europe en salle d'athlétisme, ce week-end à Istanbul. Mais il a malheureusement été éliminé dès la deuxième épreuve, faute de pouvoir valider le moindre saut en longueur, pourtant son exercice favori. On l'oublie parfois: les chances de médailles dont on fait le décompte avant un grand événement sportif ne sont que des possibilités crédibles, jamais des garanties. La forme du jour, la pression ou encore la… malchance peuvent venir contrecarrer les plans les plus minutieusement établis. Certains athlètes, toutefois, ont la capacité évidente de se sublimer quand cela compte vraiment. En ski alpin, on parle volontiers de «bêtes de course» (Beat Feuz, Daniel Yule, Marco Odermatt). En athlétisme, on peut dire «les soeurs Kambundji». A Istanbul, Mujinga (30 ans) s'est parée d'or sur 60 mètres; Ditaji (20 ans) de bronze sur 60 mètres haies. Dans l'absolu, ce n'est une surprise pour aucune des deux, elles n'ont fait «que» de répondre aux attentes placées en elle. Mais d'y parvenir là, comme à chaque fois ou presque, cela relève du talent particulier. J'en ai discuté avec elles la semaine dernière, pour le premier article que nous vous proposons ici. Cette édition du Vestiaire vous emmène à la rencontre d'autres champions qui répondent présent dans les moments importants, deux Gruériens, championne et double champion du monde, la skieuse freestyle Mathilde Gremaud et le ski-alpiniste Rémi Bonnet. Dans une longue enquête, Olga Yurkina aborde elle la question de la durabilité des vêtements de sport, et les alternatives qui émergent pour les rendre moins polluants. Bonne lecture! | – Lionel Pittet, journaliste | |
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