 Chère auditrice, cher auditeur, Le retour des taux d'intérêt en terrain positif promettait des jours heureux pour le secteur bancaire. Enfin, après de longues années à la portion congrue, au cours desquelles les dépôts auprès des banques centrales coûtaient de l'argent, le crédit rapportait peu, les actifs non risqués rien ou presque, l'horizon se dégageait. Les marchés se sont emballés, l'indice Stoxx Euro 600 des banques affichant une performance de plus de 15% jusqu'à hier.
Un jeudi noir, le 9 mars, la Silicon Valley Bank (SVB) – la banque préférée des entrepreneurs des jeunes pousses tech – peinait à faire face à des retraits massifs avant de chuter en bourse et de mettre la clé sous la porte ce vendredi. Son défaut est symptomatique de la situation inconfortable des établissements de crédit aujourd'hui: ceux-ci doivent répercuter la hausse des taux sur les dépôts de leurs clients, alors que les actifs qu'ils ont accumulés depuis la crise de 2008 sont rémunérés à des taux très bas.
Il faudra donc attendre encore un peu pour que ce décalage disparaisse et que des taux d'intérêt plus élevés fassent le bonheur de tous les acteurs financiers, banques et investisseurs compris.
Bonne lecture!
– Anne Barrat, journaliste économique |
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