La Case à Chocs, croqueuse de sons depuis trente ans | – Virginie Nussbaum | La salle neuchâteloise fête son anniversaire, avec un peu de retard, et commence par un retour dans ses emblématiques soirées Black Disco ce samedi Envie d'un voyage dans le temps? Rendez-vous samedi soir dans les quartiers ouest de Neuchâtel. Là, entre les murs bariolés de la Case à Chocs, résonnera le groove d'une Black Disco – ces soirées des années 1990 où l'on venait onduler en masse sur des rythmes hip-hop, funk et soul, restées dans les annales de la salle. «Toute la jeunesse neuchâteloise sortait alors ses plus beaux habits vintage», se souvient Michel Vust, président du comité. Un revival à point pour marquer le 30e anniversaire du lieu – ou plutôt ses 32 ans, la faute au covid. Peu importe: la Case à Chocs compte bien fêter sa déjà longue histoire. Qui débute à la fin des années 1980 sous l'impulsion de l'Association des musiciens neuchâtelois, réclamant aux autorités des locaux de répétition et de concert. Ils obtiendront d'investir, en 1991, l'ex-usine de Suchard, bâtiment industriel dans le quartier des Serrières où naît la première scène rock du canton… au nom forcément cacaoté. Tournée vers l'avenir Très vite, la salle mise sur la diversité. «Des groupes post-rock pointus comme de la techno, du hip-hop, de la chanson française. Et puis des projections, du théâtre, des soirées LGBT… Un cœur alternatif et totalement œcuménique!» En 1996, la Case à Chocs déménage dans les locaux de l'ancienne brasserie Müller. Un gros paquebot vétuste pour un sacré choc d'échelle, se souvient Michel Vust. Finalement, naîtront entre les cuves, deux salles de concert, 14 locaux de répétition, un café-restaurant, un cinéma… Enfant de la contre-culture, la Case à Chocs s'est s'institutionnalisée en restant fidèle à son esprit d'origine, misant sur la découverte plutôt que la tête d'affiche. Michel Vust voit dans ce grand écart le secret de ce pilier culturel, qui affiche toujours régulièrement complet. Et qui se tourne vers l'avenir, offrant résidences et coachings aux talents de la relève. Entre clins d'œil au passé et propositions dans le vent, les célébrations égrènes six évènements jusqu'à juillet. Outre la Black Disco, où se croiseront jeunes DJ et animateurs de l'époque, une pluie d'invités de marque dont les maîtres de l'électropop Flavien Berger et Agar Agar (le 29 avril), mais aussi Red Axes, pionniers israéliens de la dark disco (le 6 mai). Avant une collaboration avec le NIFFF début juillet, cette autre institution neuchâteloise qui germait, il y a 30 ans, entre les murs de la Case à Chocs. Et pour que ces derniers restent fringants, l'Interlope, bar et lieu de rencontre niché dans l'ancienne salle de refroidissement de la brasserie, s'est offert un lifting – à découvrir samedi. Black Disco à la Case à Chocs, Quai Philippe-Godet 20, Neuchâtel. Sa 22 avril dès 22h. Retrouvez tous les articles de la rubrique «Un jour, une idée». |
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