| Chère lectrice, cher lecteur, Le 6 mars dernier, le FC Sion annonçait l'embauche de son nouvel entraîneur David Bettoni. Un certain Zinédine Zidane avait appuyé auprès de Christian Constantin la candidature de son ancien assistant au Real Madrid, en quête d'un premier mandat de numéro 1. Comme souvent, le recrutement avait de quoi éveiller l'intérêt. Comme toujours, il s'est soldé par un échec. Ce lundi matin, un communiqué annonçait la fin de la collaboration avec le Français après une défaite contre Servette (5-0). En trois mois, l'homme providentiel est devenu indésirable, en même temps que «le club parfait pour lancer une carrière d'entraîneur principal», comme le pensait Bettoni, s'est transformé en enfer. En football, comme dans les autres sports, tout va très vite. Prenez les hockeyeurs Nico Hischier et Jonas Siegenthaler. Au début des play-off de NHL, leurs New Jersey Devils se voulaient très ambitieux. Et si la prestigieuse Coupe Stanley étaient pour eux cette année? Il a fallu ravaler ces louables ambitions dès les demi-finales de la Conference Est. Mais hop, hop, hop, pas le temps de s'appitoyer sur son sort - voilà les deux hommes en transit vers la Lettonie, où ils rejoindront l'équipe de Suisse qui a déjà parfaitement débuté son Mondial. En une semaine, ils passent de l'amertume d'une saison qui se termine prématurément à la possibilité d'une épopée dans un tout autre contexte. Car avec eux, la sélection de Patrick Fischer troque presque le statut d'outsider pour celui de favori… Comment faire face à la tempête des compétitions, des victoires et des défaites qui ne laissent jamais l'occasion au quotidien de devenir routine? C'est l'objet d'une interview que m'a accordée la semaine dernière un autre hockeyeur helvétique, Nino Niederreiter, après avoir notamment fait l'expérience d'être échangé par son club de Nashville en pleine saison de NHL. Deux jours plus tard, il patinait à Winnipeg, à plus de 2000 kilomètres à vol d'oiseau. On le comprend: pas d'autre choix dans ces circonstances que de se concentrer sur le moment présent. Mais le «carpe diem» nécessaire à une carrière dans le sport de haut niveau n'empêche pas d'avoir un plan, une vision. Ça, c'est l'une des leçons à tirer de la rencontre de mon chef de rubrique Laurent Favre avec Hasan Avci, dans le kisoque qu'il tient à Genève, pendant que son fils Zeki Amdouni rêve d'atteindre la finale de la Conference League de football avec le FC Bâle. Après avoir battu la Fiorentina 1-2 chez elle au match aller, il n'y a plus qu'à confirmer jeudi au Parc Saint-Jacques. Mais méfiance, méfiance: en sport, tout va très vite. Bonne lecture! | – Lionel Pittet, journaliste à la rubrique Sport | |
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