| Chère lectrice, cher lecteur, J'espère que vous avez passé un bon week-end. Pour ma part, je suis allé à Bienne à la rencontre d'un sujet que je souhaitais faire depuis plusieurs années mais chaque fois remis en raison du covid, de la pluie ou d'une autre actualité plus brûlante. Dans l'ancien stade de la Gurzelen, abandonné par le FC Bienne à la construction de la Tissot Arena en 2015, des passionnés ont construit et entretiennent les deux seuls courts de tennis sur gazon ouverts au public de Suisse. Il faut voir le résultat: des tribunes abandonnées où poussent des arbustes, une remorque de bus transformée en club-house, des réservations prises au feutre sur un simple tableau blanc, une ambiance alternative et des groupes qui jouent de la musique à côté du terrain. Le terrain est étonnamment bon et particulièrement solide, car réalisé de manière 100% naturelle. Si vous buvez trop de bières, votre urine sera recyclée et utilisée comme engrais. On est loin de Wimbledon, et l'on consomme peu de fraises à la crème en buvant un Pimm's au Tennis Champagne (c'est le nom du quartier où se situe le stade). Pourtant, l'ambiance n'est pas si différente. Les Anglais continuent de penser le plus grand tournoi du monde comme «un dimanche à la campagne». A Bienne, l'ambiance est beaucoup moins chic mais il y a cette même volonté de passer un bon moment, avec cette idée cousine que la partie de tennis est plus un moyen qu'une fin, un art de vivre plus qu'une compétition. Bonne lecture! | – Laurent Favre, chef de rubrique sport | | #01 A la Gurzelen, le Wimbledon du peuple Depuis 2017, des bénévoles font vivre les deux seuls courts en herbe publics de Suisse dans l'ancien stade de football de Bienne. Du vendredi au dimanche, joueurs débutants et professionnels s'y côtoient les après-midi sur un gazon 100% écologique | #02 Chez les Beney, le gène du football se transmet (aussi) de père en fille A 16 ans, Iman Beney est en camp de préparation pour la Coupe du monde avec l'équipe de Suisse féminine, ce qui fait la fierté de son père Nicolas (ancien gardien du FC Sion), de sa tante Noémie (ancienne internationale) et de son frère Roméo (espoir du FC Bâle) | #03 Nikola Portner, vainqueur de la Ligue des champions de handball: «Mon père aurait mérité de voir son fils se faire un prénom» Comment se faire un prénom lorsqu'on est le fils d'une légende de la discipline qu'on pratique? En évoluant dans un tout autre registre et en obtenant des résultats, répond le gardien suisse Nikola Portner, qui vient de gagner sa deuxième Ligue des champions | #04 Battre la Roumanie fut un exploit? Ce serait aujourd'hui dans l'ordre des choses pour la Nati Il y a vingt-neuf ans, la Suisse faisait sensation en dominant la Roumanie à la World Cup 1994. Lundi à Lucerne, une défaite tiendrait presque de la faute professionnelle. Les destins se sont croisés à mesure que l'héritage communiste se dissipait | #05 Les Suisses, pionniers oubliés du Calcio Plus de 150 joueurs suisses ou d'origine suisse ont évolué dans des équipes italiennes entre 1887 et 1915 et ont fortement contribué à l'essor des grands clubs de Turin, Milan et Gênes, révèle un minutieux travail de mémoire rassemblé dans un livre | | |
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