| Chère lectrice, cher lecteur, Je vous écris de Vilnius, la capitale de la Lituanie, qui accueille ce mardi et ce mercredi un important sommet de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Ballet diplomatique XXL, cyberattaques et… fièvre du lundi soir sont déjà au rendez-vous. Lundi, c'est en effet peu après 22h15 que le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a pu annoncer que les blocages turcs face à l'adhésion de la Suède étaient levés, après d'intenses tractations. «Je suis heureux d'annoncer que le président Erdogan a accepté de transmettre le protocole d'adhésion de la Suède au parlement turc dès que possible et de travailler avec l'assemblée pour garantir une ratification», a-t-il déclaré devant les médias, après une rencontre avec le dirigeant turc et le premier ministre suédois Ulf Kristersson. Un pas de franchi. «Ouvrez d'abord la voie à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne, et ensuite nous ouvrirons la voie à la Suède!» avait lancé Recep Tayyip Erdogan quelques heures plus tôt. Il a su obtenir quelques engagements des Suédois. Le sommet se déroule sur fond de contre-offensive ukrainienne et d'intensification de l'aide militaire à Kiev. Invité, le président ukrainien en attend beaucoup. Il espère un «signal très clair et intelligible» que l'Ukraine deviendra rapidement un membre à part entière de l'OTAN une fois la guerre terminée. Si l'appui des Alliés ne faiblit pas, Volodymyr Zelensky risque de devoir prendre un peu son mal en patience. Dans une interview à CNN, le président américain, Joe Biden, a clairement déclaré ne pas penser que l'Ukraine «soit prête à faire partie de l'OTAN». De son côté, le secrétaire général Jens Stoltenberg, dont le mandat a une nouvelle fois été prolongé, veut plus que jamais démontrer que «l'OTAN est unie» et que «l'agression de la Russie ne paiera pas». Bonne lecture! | – Valérie de Graffenried, Vilnius | |
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