| Chère lectrice, cher lecteur, Depuis le début de l'année, 11 femmes en Suisse sont mortes, agressées par l'homme qui partage ou qui a partagé leur vie. Le bilan du canton de Vaud est particulièrement sombre, puisque quatre de ces décès ont eu lieu sur son territoire, le dernier à Penthaz il y a une dizaine de jours. Est-ce possible d'accompagner les hommes violents avant qu'ils ne commettent le pire? Les outils législatifs sont devenus plus professionnels ces dernières années. Notamment au niveau fédéral, avec l'adoption de l'article 55a, qui prévoit l'obligation pour les auteurs de violences de suivre un programme en cas de suspension d'une procédure pénale. Nous avons participé à l'une de ces séances de groupe, à Lausanne, où les hommes concernés s'ouvrent très prudemment, et parlent surtout de limites, avant de reconnaître certains torts. «J'ai déjà proféré des menaces de mort, dans des moments d'extrême colère», avoue l'un d'entre eux. «La violence est sortie de moi pour lui crier d'arrêter», explique un autre. Pour les thérapeutes qui les accompagnent, il ne fait nul doute que ces séances diminuent le risque de récidive. Un résultat encore difficile à démontrer statistiquement. | – Nicole Lamon, cheffe de la rubrique Suisse | |
No comments:
Post a Comment
🤔