| Chères lectrices, chers lecteurs, En 2017, lors de ma précédente rencontre avec Robert Guédiguian, j'avais opté pour ce titre, je l'avoue facile, mais qu'il m'avait lui-même soufflé: «La lutte continue». A l'occasion de la sortie de La Villa, le cinéaste marseillais me disait ceci: «On en revient à cette idée que la nostalgie est révolutionnaire: j'analyse l'état du monde, les forces en présence, et à partir de là je formule une proposition. La lutte continue!» Voici qu'il sort cette année son 23e long métrage, qu'il a intitulé Et la fête continue! A partir d'un double point de départ social (l'effondrement de deux immeubles vétustes à Marseille en 2018) et politique (l'élection à la mairie de Michèle Rubirola), il y parle des illusions qui s'émoussent, de l'importance de la transmission et de l'engagement des nouvelles générations. De passage à Genève à quelques jours de son 70e anniversaire, il s'est fait plus nuancé dans son discours: «Je pense que la victoire n'arrivera jamais. Par contre, le combat doit continuer. J'ai pensé pendant un certain temps qu'on allait y arriver. Maintenant, je sais que ce n'est pas le cas et que le combat sera permanent. Je ne crois pas à un aboutissement, à une stabilité qui nous permettrait de nous reposer.» Bonne lecture et bonnes projections! | – Stéphane Gobbo | | Au cinéma Robert Guédiguian: «Je n'ai plus l'illusion de penser que les choses vont changer» Le cinéaste marseillais revient avec un 23e long métrage dans lequel il affirme une fois de plus la nécessité de l'engagement et de l'entraide, avec comme point de départ historique le tragique effondrement de deux immeubles, en 2018 | «Le Consentement», une emprise littéraire Adapté du fameux récit de Vanessa Springora, le film impeccable de Vanessa Filho sort enfin, «sauvé» par des jeunes femmes sur TikTok | «Maestro», la schizophrénie du génie De et avec Bradley Cooper, le film explore la face cachée du grand compositeur et chef d'orchestre américain Leonard Bernstein, homosexuel mais marié. Un biopic réussi | «Bâtiment 5», ma banlieue va craquer Quatre ans après l'acclamé «Les Misérables», Ladj Ly revient avec un deuxième long métrage poussif et caricatural | | Les séries Série: «Panda», Julien Doré en faire-valoir Le chanteur incarne un policier retiré et rattrapé par son goût de la justice dans une mini-série de TF1, aussi montrée par la RTS. Dans le feuilleton de Julien Doré, l'intérêt vient de tout ce qui gravite autour, surtout les acteurs Ophélia Kolb et Gustave Kervern | Série: «Love & Death», la ménagère à la hache Un an après «Candy» sur Disney +, cette série proposée par Canal +revient sur un fait divers qui avait glacé l'Amérique: un meurtre, par 41 coups de hache, perpétré par une femme au foyer bien sous tous rapports | | A (re)découvrir Anita Hugi: «La Suisse a une création cinématographique forte» Ancienne directrice des Journées de Soleure, la Biennoise dirige depuis la rentrée de septembre le département cinéma de la Haute Ecole d'art et de design de Genève | Wim Wenders: «Les mots sont clairement surestimés» Interview du réalisateur allemand à l'occasion de la sortie de «Perfect Days», un film d'une poésie rare tourné à Tokyo | «Thanksgiving», une dinde farcie à l'hémoglobine Eli Roth, à qui on doit la franchise horrifique «Hostel», fait de la fête américaine le sujet de son nouveau film, dans lequel un tueur déguisé en pèlerin se venge à coups de hache et autres tortures. Un «slasher» gore et efficace | | |
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