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☀️ Jean est le dernier créateur de gants à Grenoble, un métier qui va disparaître

Vendredi 23 février 2024

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C'est la vie !

Bonjour à toutes et à tous,

Au sommaire, cette semaine :


- Jean est le dernier créateur de gants, un métier qui va disparaître

- Louis Battais, 92 ans, mémoire d'un bagad fondé en 1954

- À 12 ans, Célio est un jeune prodige de l'accordéon

- Ces deux sœurs ont lancé une appli pour faciliter les sorties en famille

- Une artiste d'un village d'Ariège mise à l'honneur dans le New York Times


Bonne lecture,

Florent Servia

Chef de service

C'est son histoire

Grenoble. Jean est le dernier créateur de gants : "Un métier qui va disparaitre"

©Ugo Maillard / Actu Grenoble

La fabrique artisanale du gant est une tradition dans la capitale des Alpes qui remonte au milieu du 19ᵉ siècle.  La tradition s'essouffle en raison d'un travail difficile, minutieux et moins rentable que la fabrication industrielle.


Un homme se bat pour que vive son métier et son savoir-faire : Jean Strazzeri, 74 ans, fabrique des gants artisanaux à Grenoble depuis 1964. Il est aujourd'hui le dernier gantier de la ville.


Le quotidien de Jean et de sa fille, à la Ganterie Lesdiguières, est rythmé par la coupe et la couture des gants. "On travaille le cuir de chevreau pour en faire de gants. Il me faut deux heures pour créer une paire", explique le commerçant.


Durant l'hiver, la Ganterie Lesdiguières vend entre 3 000 et 4000 paires de gants. Des créations simples ou fantaisies vendues entre 85 et 200 euros. 

Le prix de nos matières premières augmente, mais je continue de vendre les gants à des sommes en-dessous de leur réelle valeur.

Jean veut que "tous les Grenoblois puissent porter [ses] paires". Un produit entièrement fabriqué en France, que Jean est le seule à réaliser désormais. La peau est récupérée dans les abattoirs de la région grenobloise puis transformée dans un atelier à Fontaine (Isère).


Un travail d'orfèvre qui a valu de hautes distinctions à Jean. Le Grenoblois est sacré Meilleur ouvrier de France (Mof) en 2000, une première pour un gantier, puis en 2010, il reçoit la Légion d'Honneur par le ministère du Travail : "C'est vrai que le liseré bleu-blanc-rouge va bien sur ma tenue", concède-t-il.


Dans les années 60, la boutique Lesdiguières à Grenoble employait une cinquantaine de personnes. Elle profite à l'époque des Jeux Olympiques de 1968 pour se lancer dans la convection de gants de ski.


Jean est devenu propriétaire et directeur de la ganterie Lesdiguières en 1979, avec le plus grand défi des gantiers de Grenoble à affronter : faire perdurer le savoir-faire.


Avec ses grands gestes dignes d'une pièce Feydeau, Jean évoque son dernier combat, la transmission. Sa force de persuasion a poussé le lycée du Dauphiné, à Grenoble, à ouvrir une classe spécialisée pour la couture et la ganterie, rapporte Actu Grenoble.

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Mais aussi

Louis Battais, 92 ans, mémoire du premier bagad de Fougères fondé en 1954

©Hervé Pittoni / Chronique Républicaine

Un bagad est une formation musicale traditionnelle (bombardes, cornemuses, binious) bretonne, qui joue de la musique de marche. Le bagad Raoul II de Fougères, l'un des premiers en Bretagne, fête cette année son soixante-dixième anniversaire.


Des cinq fondateurs, Louis Battais est le seul encore de ce monde. Ils furent rapidement une vingtaine, débutants pour la plupart. "Cela intéressait beaucoup de jeunes, car à l'époque, il n'y avait pas autant de loisirs, explique Louis. Comme nous faisions des sorties en dehors de Fougères, cela les motivait".


Le bagad Raoul II devint l'un des plus importants de Bretagne (une quarantaine de membres). Il participait à de nombreux concours et fêtes, et n'hésitait pas à voyager loin : "Lyon, Périgueux, mais aussi Berlin et la Tchécoslovaquie pour certains d'entre nous, avec le Cercle celtique de Rennes, vers 1957″.


En plus de jouer, Louis Battais se chargeait lui-même de réaliser les costumes des musiciens, en sa qualité de Couturier tailleur de métier. "Pour démarrer, j'avais réalisé des kabigs, ces vestes bien connues en Bretagne, et des bérets. Puis il y a eu des vestes courtes, des gilets…", se souvient-il.


Toujours vice-président honoraire de l'association, il a joué au sein du bagad jusqu'en 2004 (il avait 74 ans), avant de prendre du recul... en intégrant le groupe de chants de marins de Raoul II, l'Equipage.


Il promet aussi de participer autant que possible aux festivités des 70 ans : "j'irai au moins à la mairie", assure-t-il à Chronique Républicaine.

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Brèves de vie

🎵 Prodige. Ses amis du collège se moquent gentiment de son accordéon diatonique : "un instrument de vieux, bon pour la musette et les bals du dimanche en maison de retraite". Mais Célio, jeune habitant de Viry-Châtillon (Essonne) a su l'adapter à la modernité, brillant lors de la dernière saison de Prodiges diffusée en décembre dernier sur France 2. Âgé de douze ans, Célio a déjà publié plusieurs compositions personnelles sur les plateformes de streaming, ainsi qu'un clip, pour son titre "Starting path". Actu Essonne


💡 Sorties. Les sœurs Anaïs et Jennifer Février ont fêté le lancement de leur application mobile Sort'Easy samedi dernier à Caen. Gratuite, l'appli recense les meilleures sorties à faire en famille en Normandie, en plein air, dans des musées ou des châteaux. Elle compile trois fonctionnalités : un agenda, une carte et un guide pratique qui précise si les lieux fréquentés acceptent les enfants, disposent d'un parking ou, par exemple, de toilettes avec table à langer. Des infos qui, loin d'être anecdotiques, constituent souvent un frein aux loisirs en famille. Aujourd'hui, Sort'easy fait le lien entre 2 300 abonnés et des structures "des cinq départements normands". Liberté Caen


🧶 Macramé. Laurentine Périlhou n'en revient toujours pas. Fin 2023, le New York Times est allé à sa rencontre, dans le petit village de Limbrassac, à 100 km de Toulouse, où elle a installé son atelier spécialisé dans le macramé. Son savoir-faire dans cet art textile manuel, basé sur une succession de nœuds, lui a permis de travailler avec Jean-Paul Gaultier, Loewe, Lanvin, Dior ou encore Balmain. Sa collaboration avec Beyoncé lui avait aussi déjà apporté un joli coup de projecteur. De quoi attirer l'attention du quotidien américain. Après avoir fondé son atelier à Paris, en 2009, l'artiste a décidé de revenir aux sources, il y a deux ans. Actu Occitanie

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Christophe Jacquet, Ugo Maillard,

Hervé Pittoni

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