| Chère lectrice, cher lecteur, De tout temps, les artistes suisses ont aspiré à «monter à Paris». Aujourd'hui, on pourrait presque dire, sans trop exagérer, qu'ils y règnent en majesté. Il y a peu, la Ville Lumière braquait les siennes sur Christian Marclay, plasticien americano-suisse célébré au prestigieux Centre Pompidou dans une vaste exposition traversée par le temps et la musicalité – qui vient tout juste de se terminer. Aujourd'hui, c'est au tour de Miriam Cahn de briller dans la capitale française. Figurant parmi les artistes contemporains les plus importants de la scène helvétique, la Bâloise présente au Palais de Tokyo 200 de ses œuvres comme autant de cris qui viennent du cœur. Ou montent des profondeurs. Un monde onirique et inquiétant d'animaux faméliques, d'êtres aux contours flous, aux regards fiévreux ou apeurés. Qui, grâce à un accrochage astucieux, se plantent directement dans celui des visiteurs. Le but: qu'ils ne détournent pas les yeux. Car Miriam Cahn ne cherche pas à séduire mais à éveiller les consciences, face à la violence, à la déshumanisation. Un miroir tendu, un appel fulgurant et nécessaire, qui résonnera à Paris jusqu'en mai. Bonne découverte et bonne lecture! | – Virginie Nussbaum | |
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