| Chère lectrice, cher lecteur, La skip Silvana Tirinzoni et ses coéquipières de l'équipe de Suisse sont devenues dimanche championnes du monde de curling pour la quatrième fois consécutive. A Sandviken (Suède), elles ont remporté tous leurs matchs, jusqu'à triompher de la Norvège en finale. Le curling. C'est un sport qu'on a tous l'impression de connaître un peu. Parce qu'on s'y intéresse tous les quatre ans à l'occasion des Jeux olympiques. Parce que cela ressemble vaguement à la pétanque. Parce que, surtout, on perçoit vite que l'affaire s'inscrit dans le registre universel du jeu tactique. Le curling, c'est les échecs sur de la glace, dit-on, lit-on souvent. J'ai lancé ça d'emblée à Silvana Tirinzoni, l'autre jour, en arrivant au centre national d'entraînement de Bienne. Elle a grimacé, pointant tout de suite que dans son sport, il ne suffit pas de décider quoi faire - il faut encore réussir à le faire. C'était un bon point de départ pour parler des enjeux stratégiques passionnants, obsédants de la discipline. Plaisir de l'esprit avant celui du corps. A la fin de la discussion, la skip m'a même fait cette confession assez incroyable: dans l'absolu, elle préfère regarder un match de curling qu'en jouer un elle-même. «Un bon match de curling», a-t-elle toutefois précisé. Le problème, c'est qu'actuellement, ce sont elle et ses camarades qui disputent les meilleurs… Bonne lecture! | – Lionel Pittet, journaliste à la rubrique Sport | |
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