| Chère lectrice, cher lecteur, J'espère que vous avez passé un bon week-end, même s'il a commencé par une tragédie. Vendredi, alors que le peloton du Tour de Suisse s'apprêtait à débuter l'étape du jour, tombait la terrible nouvelle du décès de Gino Mäder, victime la veille d'une chute dans la descente du col de l'Albula. Parce que le sport touche tout le monde, la mort d'un jeune champion ne laisse personne indifférent. Les hommages se sont rapidement multipliés: coéquipiers, concurrents, anciens champions, athlètes d'autres disciplines, dirigeants politiques assumant des responsabilités en la matière, etc. Les organisateurs de l'épreuve fatale au Saint-Gallois de 26 ans décidèrent de neutraliser l'étape du jour, remplaçant une longue bagarre par un cortège dédié à celui qui n'allait plus jamais pédaler. L'équipe de Gino Mäder, Bahrain Victorius, ainsi que la formation suisse Tudor ont pris la décision de ne pas continuer la course, comme d'autres cyclistes helvétiques d'ailleurs, trop peinés par les circonstances. Mais le Tour de Suisse a pourtant repris samedi pour se terminer dimanche par la victoire du Danois Mattias Skjelmose. Tous les concurrents encore en lice ont bien sûr «roulé pour Gino», et sa famille avait donné sa bénédiction à la poursuite de l'épreuve. Après tout, «show must go on», comme le chantait en son temps Freddie Mercury. Dans les nombreux portraits consacrés par les médias à Gino Mäder ces derniers jours, ceux qui le connaissaient mal ont découvert un type non seulement doué sur son vélo, mais aussi sensible au monde dans lequel il vivait. Il était coutumier des dons à des organisations humanitaires, et plaidait pour que le sport tâche de limiter son impact environnemental, ne serait-ce que pour montrer l'exemple, dans le contexte d'une crise qui le dépasse bien sûr. C'est peut-être une voie à explorer, en sa mémoire. Bonne lecture! | – Lionel Pittet, journaliste rubrique Sport | |
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