| Chères lectrices, chers lecteurs, Après deux Palmes d'or accordées à des films tape-à-l'œil et provocateurs (Titane de Julia Ducournau, Sans filtre de Ruben Ostlund), le Festival de Cannes 2023 s'est achevé en mai dernier sur un palmarès réjouissant et le sacre d'un des meilleurs titres en compétition: Anatomie d'une chute, de Justine Triet. La Française est la troisième réalisatrice seulement à se voir décerner la Palme d'or après la Néo-Zélandaise Jane Campion et sa compatriote Julia Ducournau, mais ce n'est pas ce qui compte. Ce qui est réjouissant, c'est que son quatrième long métrage restera bien comme un des meilleurs de l'année, et qu'il a le potentiel de trouver son public, après un été qui a vu la fréquentation des salles repartir à la hausse grâce aux succès de Barbie et Oppenheimer. Anatomie d'une chute est un film de procès racontant comment une écrivaine à succès va se retrouver accusée du meurtre de son mari, qui a fait une chute fatale alors qu'il n'y avait personne d'autre qu'elle dans le chalet familial. «Je veux comprendre», dira le fils du couple alors que sa mère comparaît. De manière fort habile, Justine Triet va alors laisser la parole à l'avocat de la défense et au procureur général tout en laissant la question de la culpabilité de son personnage principal dans le flou. «Le cinéma est l'endroit où l'on peut explorer la complexité des êtres», nous dit-elle en entretien. Bonne lecture et bonnes projections! | – Stéphane Gobbo | | Au cinéma Justine Triet, lauréate de la Palme d'or: «Le cinéma est l'endroit où l'on peut explorer la complexité des êtres» La cinéaste française est devenue en mai dernier la troisième réalisatrice sacrée au Festival de Cannes. «Anatomie d'une chute» est un film de procès d'une sidérante intensité, dont on ressort profondément troublé | «Joy Ride», parce que la vulgarité n'a pas de genre Le premier long métrage de la scénariste Adele Lim est une comédie indigeste sur une Américaine d'origine chinoise se lançant malgré elle sur les traces de sa mère biologique | Après Locarno, le cinéma mexicain essaime à Lausanne et Genève Les plus belles découvertes de la récente rétrospective du Locarno Film Festival sont proposées pendant quelques semaines à la Cinémathéque suisse et aux Cinémas du Grütli. Quelques titres sont également visibles sur la plateforme Mubi | | Les séries Série: «Painkiller», les opioïdes contés au marteau Netflix a désormais sa série sur le drame des antidouleurs aux Etats-Unis. Lourde et simpliste, «Painkiller» n'arrive pas à la cheville de son prédécesseur «Dopesick» | «Un Espion très recherché», l'écroulement silencieux de la Tchécoslovaquie Arte propose la première série de HBO Central Europe, une fiction passionnante et austère sur la disparition d'un dissident revenu à Prague en 1989 avec sa femme, peu avant la Révolution de velours | | A (re)découvrir Le succès inattendu de «Barbie» en Chine, sur fond d'un féminisme sous étroite surveillance Le film de Greta Gerwig a réussi le pari d'attirer des foules de spectatrices en Chine, un pays où les célèbres poupées sont rares et où le mouvement féministe avance avec précaution | Les victimes du Nouveau-Mexique et d'Hiroshima sont les oubliées du film «Oppenheimer» Le film de Christopher Nolan sur le père de la bombe atomique est un succès. Mais les populations qui ont vécu près du site où fut testée cette arme dévastatrice et les villes japonaises, premières victimes, s'indignent d'être écartées de l'œuvre | Le Valais devient, petit à petit, «une terre de tournage au cœur des Alpes» Après une année d'existence, le bilan de la Valais Film Commission est plus que réjouissant. Si en 2022 les dépenses étaient quatre fois plus élevées que les sommes investies, cette année le multiplicateur est de l'ordre de huit | | |
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