| Chère lectrice, cher lecteur, La crise financière que traverse le CICR a des conséquences. Ce printemps, le Comité international de la Croix-Rouge prenait dans l'urgence des mesures d'économies pour rétablir l'assise financière de l'organisation: réduction draconienne du budget de 2,8 à 2,4 milliards, 1800 suppressions d'emplois. Mais ce n'est pas fini. Même avec un soutien supplémentaire du Conseil fédéral, l'institution genevoise va annoncer, ces prochains jours, de nouvelles mesures, plus stratégiques celles-ci, pour que le CICR se concentre sur ses activités essentielles. Le budget de l'institution pourrait passer sous les 2 milliards. Quelques centaines de postes vont passer à la trappe. La situation du CICR est le résultat d'une conjoncture défavorable aux humanitaires, mais aussi d'une stratégie d'expansion démesurée. Cette dernière fera sans doute l'objet d'un audit externe qui fera la lumière sur les responsabilités des uns et des autres. Le départ, en mars prochain, du directeur général du CICR Robert Mardini, révélé par Le Temps, n'est dès lors pas une surprise. Avec Mirjana Spoljaric à la présidence de l'organisation et Pierre Krähenbühl en maître stratège, on pouvait difficilement imaginer un statu quo en termes de gouvernance. Bonne lecture, | – Stéphane Bussard | |
No comments:
Post a Comment
🤔