| Chère lectrice, cher lecteur, Cela fait quelques jours que le résumé de la série qui m'enthousiasme en ce moment fait blêmir mes amis et connaissances qui me demandent conseil. Non seulement D'Argent et de sang souffre d'un titre un brin lourdingue, mais son pitch plombe un peu l'ambiance: il s'agit d'un feuilleton sur les fraudes à la TVA dans le cadre des crédits carbone. Ouf. Pour sa première série, Xavier Giannoli ne fait pas les choses à moitié. Il s'est plongé dans un projet en douze épisodes, sur cette thématique ardue, mais bien réelle: en 2008 et 2009, des arnaqueurs ont profité du nouveau système de «permis de polluer» que se peuvent se vendre les entreprises pour faire de l'argent en cascade, au fil d'achats et de vente avec une TVA jamais versée. Le suspense économique – la série repose sur le témoignage d'un inspecteur de douanes – fournit une fresque accessible et passionnante, servie par Mathieu Lindon en enquêteur fiscal, Ramzy Bedia comme premier entourloupeur et Niels Schneider campant un gendre de milliardaire et trader prêt à tout. Bons visionnages! | – Virginie Nussbaum | | Les séries Série: «D'argent et de sang», brillant thriller de quotas carbonisés Pour Canal +, Xavier Giannoli compose sa première série en s'inspirant d'une enquête sur les fraudes à la TVA dans le cadre des compensations carbone. Un Vincent Lindon magistral dans sa rigueur porte cette fiction passionnante | Série: «Lessons in Chemistry», du labo aux fourneaux Une scientifique désavouée par le sexisme des années 1960 devient star de sa propre émission culinaire: c'est le destin que raconte la nouvelle série Apple TV+, charmante quoiqu'un peu simpliste | Série: «Bodies», Londres en quatre tableaux temporels et surnaturels La nouvelle création britannique vedette de Netflix, avec Stephen Graham, adapte un roman graphique qui détaille les mystères d'un cadavre retrouvé à Londres, à quatre époques différentes | | Au cinéma «The Old Oak», parce que la solidarité est une nécessité Le vétéran Ken Loach filme l'arrivée de migrants syriens dans un village du nord de l'Angleterre ravagé par la crise. A désormais 87 ans, il dit qu'il s'agit là de sa dernière fiction | «Second Tour», un candidat pas comme les autres Albert Dupontel signe une fable politique réjouissante et décapante. Un appel sincère mais sans trop d'illusions à ces puissants qui s'ingénient à nous détourner de l'essentiel | «Laissez-moi», l'enfant d'en bas Une Jeanne Balibar dans tous ses états justifie l'existence d'un film par ailleurs très suisse, premier long métrage du Genevois Maxime Rappaz | | A (re)découvrir Vincent Lindon: «S'effacer derrière un personnage, c'est le rêve» Deux ans après avoir reçu le Prix d'interprétation du Festival de Cannes, le Français est de retour sur la Croisette avec «Rodin», de Jacques Doillon, dans lequel il incarne avec une belle physicalité le grand sculpteur | | |
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