| Chères lectrices, chers lecteurs, Matteo Garrone est un habitué des grands festivals. Et des prix, aussi. A Cannes, il a remporté deux Grands Prix: en 2008 pour Gomorra, impressionnante adaptation du roman-enquête de Roberto Saviano sur la mafia napolitaine, et en 2012 pour Reality, virtuose évocation du pouvoir de la télé-réalité sur les gens. Et à Venise, c'est le Lion d'argent de la meilleure réalisation qu'il a obtenu en septembre dernier pour Moi Capitaine, à voir dans les salles romandes à partir de ce mercredi. Quatre ans après une audacieuse adaptation de Pinocchio, le cinéaste romain évoque dans ce 11e long métrage les rêves d'Europe de deux jeunes Sénégalais. «Le scénario mêle quatre ou cinq récits. Mais je peux dire que, derrière chaque épisode, il y a vraiment quelqu'un à qui c'est arrivé. Et sur le tournage, j'avais toujours à mes côtés quelqu'un pour attester du réalisme de ce que nous cherchions à recréer. Il y avait un devoir d'authenticité», explique-t-il au Temps dans un entretien réalisé en novembre dans le cadre du Geneva International Film Festival. Bonne lecture! | – Stéphane Gobbo | | Au cinéma Matteo Garrone: «La migration est la seule épopée moderne» Avec «Moi Capitaine», qui relate le périple de deux jeunes Sénégalais vers l'Italie, le réalisateur de «Gomorra» retrouve un thème d'actualité. Un film généreux, distingué à la Mostra de Venise, mais dont l'efficacité peut paraître un rien douteuse. Rencontre | «Moi Capitaine», petit conte attendu de la migration Même s'il ne sollicite pas l'émotion facile, le nouveau film de Matteo Garrone peine à convaincre pleinement | «Les Herbes sèches», et voguent les illusions Le neuvième long métrage du Turc Nuri Bilge Ceylan, primé comme la plupart des précédents à Cannes, met en scène un trio d'enseignants célibataires en poste dans une région reculée d'Anatolie | | Les séries «Icon of French Cinema», Judith Godrèche comme une promesse Pour Arte, l'actrice livre une mini-série d'autoparodie qui fait penser à celle de Lisa Kudrow naguère. Elle s'y dépeint d'une manière étonnante, un peu à côté d'elle-même | Série: «Berlin», une dérivée sentimentale de «La casa de papel» Le producteur espagnol Alex Pina livre une série dérivée de sa saga de braquages avec le personnage le plus tortueux de la bande, qui, cette fois, est gentleman à Paris. Un feuilleton de casse, comme toujours, mais qui veut surtout parler d'amour | «Davos 1917», un nid d'espions pour la série suisse la plus chère de l'histoire Play Suisse et RTS 1 montrent la nouvelle grosse production de la TV alémanique et d'ARD. Un thriller d'espionnage en pleine Première Guerre mondiale dans un sanatorium des Grisons. Un suspense original | | A (re)découvrir L'année 2023 au cinéma: nos coups de cœur Les critiques du «Temps» dévoilent la liste de leurs dix films préférés sortis en Suisse ces douze derniers mois | Le cinéma romand et le spectacle se préparent à l'IA Les grèves des scénaristes et des acteurs américains ont montré que l'intelligence artificielle est aussi crainte par les professionnels du spectacle. En Suisse romande, les débats commencent | | |
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