| Chère lectrice, cher lecteur, Utiliser l'argent russe gelé pour la reconstruction de l'Ukraine. C'est le grand projet qui rassemble notamment l'Union européenne, les Etats-Unis et l'Angleterre. Il en sera question lors de la future conférence de Londres, fin juin, qui prendra le relais de celle organisée à Lugano l'année dernière. Le Conseil fédéral, lui, a fait savoir qu'il ne pourrait pas suivre le mouvement. Un court communiqué du 15 février évoquait l'importance de respecter l'Etat de droit et la garantie de la propriété privée pour justifier ce refus. Or, Le Temps a appris que cette position est en train d'évoluer. Les fortunes d'origine criminelle saisies par la Suisse, tout compte fait, pourraient bien être redirigées vers l'Ukraine. La banque centrale russe a placé de grosses sommes en Suisse. Les faire travailler pour générer du rendement est également une piste suivie par l'administration fédérale. Cette évolution, même minime, pourra être utile au Conseil fédéral. En juin, les partenaires de la Suisse seront amenés à discuter de la question des avoirs russes sous sanction et de leur destin. Si elle devait être interrogée, la Confédération aurait alors une réponse qui se veut constructive prête à servir. Le but est d'éviter de fournir à ses voisins une nouvelle occasion de l'accuser de traîner les pieds dans l'effort de soutien à l'Ukraine, comme dans l'affaire de la réexportation d'armes. Bonne lecture! | – David Haeberli, Berne | |
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