| Chère lectrice, cher lecteur, L'acquisition du revendeur lucernois Bucherer par le leader mondial de l'horlogerie Rolex n'a pas fini de faire jaser les acteurs et les observateurs du secteur. Annoncée fin août, elle a pris de vitesse beaucoup d'entre eux, qui s'attendaient malgré tout à ce que la maison genevoise intègre sa distribution. Cette «verticalisation», autrement dit cette prise en main de toutes les opérations depuis la production jusqu'à la vente, sert avant tout un objectif stratégique. Dans le marché primaire, d'une part: l'intégration permet de mieux accompagner la montée en gamme dans le catalogue. Dans le secondaire, d'autre part: l'enjeu pour Rolex est de contrôler la spéculation sur ses modèles, liée à leur rareté – la liste d'attente peut être de plusieurs années. L'opération s'inscrit dans une tendance des maisons horlogères qui possèdent un capital de marque suffisant pour se passer des distributeurs. Richemont et Audemars Piguet ont marqué la voie qui mènera inexorablement au déclin des vendeurs multimarques. Ensemble, Rolex et Bucherer donnent raison à Nietzsche: «Le mariage, c'est la volonté à deux de créer l'unique.» Bonne lecture! | – Anne Barrat | |
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