Vienne, début du 19e siècle. Le père de Franz Schubert a un projet très précis pour son fils : celui-ci doit devenir instituteur ! Mais le jeune homme, lui, n’en a pas envie... Il préfère se consacrer à la musique.
Pour Franz, c’est une véritable passion. Né dans une famille de musiciens, il a appris le violon et le piano avec son père et son frère, avant d’intégrer un conservatoire. À l’âge de seize ans, il a déjà rédigé de nombreuses partitions.
Josef Kriehuber, Franz Schubert, 1846, lithographie, Bibliothèque nationale autrichienne, Vienne
Ferdinand de Braekeleer I, La Salle de classe, 1868, huile sur toile, 52 × 41 cm, collection privée
Il est même si absorbé par ses créations qu’il en a délaissé ses études et que ses notes sont en chute libre. Voilà pourquoi son père, inquiet, a décidé de prendre les choses en main.
Pas le choix pour le jeune Schubert qui dépend de l’argent de sa famille : il passe son diplôme d’instituteur. Hélas, c’est un fiasco.Franz n’a pas la fibre pédagogique. Il n’écoute pas ses élèves, n’arrive pas à se faire respecter. Et il s’emporte même contre ceux qui osent bavarder et... le déranger dans ses rêveries !
Franz Schubert, détail de la première page du manuscrit du lied Erlkönig (Le Roi des aulnes), d’après un poème de Goethe, 1815
En effet, Schubert passe son temps à composer en cachette. Sur le piano offert par son père pour le féliciter de l’obtention de son diplôme, il écrit plus de 350 "lieder", des adaptations de poèmes en musique. En bon compositeur romantique, il choisit surtout des histoires douloureuses et pleines d’émotions.
Mais le jeune homme innove : contrairement à ses contemporains, il ne cherche pas à traduire le poème mot à mot en musique, mais plutôt à dépeindre l’atmosphère qui s’en dégage.
Après un an de carrière (et de calvaire) comme professeur, c’en est trop : Franz Schubert finit par renoncer. Tant pis pour son père, il quitte tout pour se consacrer à la musique comme il l’a toujours rêvé. Ses pauvres élèves ont dû pousser un ouf de soulagement !
Moritz von Schwind, Franz Schubert au piano entouré de musiciens et d’amis, 1868, dessin, Wien Museum, Vienne. Cliquez pour écouter le lied Gretchen am Spinnrade (Marguerite au rouet) composé par Schubert en 1814 (vidéo)
En savoir plus
Envie d’en savoir plus sur ce piètre professeur ? À La Seine Musicale, le 24 septembre, la conteuse Sabine Quindou (connue pour C’est pas sorcier) et le musicien virtuose Simon Zaoui retracent l’histoire de Schubert et font écouter ses plus belles créations. Le tout dans un concert pédagogique et ludique, truffé d’anecdotes.
Pour profiter de ce spectacle pour petits et grands, La Seine Musicale vous offre une réduction exceptionnelle de 20% avec le code RENTREE23, valable jusqu'au 22 septembre !
Et restez à l'affût : Sabine et Simon vous réservent d’autres surprises tout au long de l’année... De quoi (re)découvrir la musique classique avec d’excellents professeurs !
"Quiconque aime la musique ne peut jamais être tout à fait malheureux." - Franz Schubert
Racontée en partenariat avec La Seine Musicale
Jeu concours
Quel est le nom de cette salle de spectacle parisienne ?
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