 Chère lectrice, cher lecteur, Agenouillés sur la pelouse jaunie du stade de criquet de Kandahar, la seconde agglomération d'Afghanistan, entourés par la foule, ils attendent les coups de fouet. Ils en recevront chacun – ils sont neufs – entre 35 et 39. Près de dix-sept mois après la prise du pays par les talibans, les stades afghans redeviennent des lieux de supplices.
Mardi 24 janvier, à l'occasion de la Journée internationale de l'avocat en danger, Le Temps donne la parole à des avocats afghans. Un a fui, l'autre est resté. Les deux ont été persécutés, notamment pour avoir défendu des femmes victimes de violence, et regrettent l'effondrement du système judiciaire afghan mis en place par les Occidentaux après 2001.
Mais ce système comportait des failles. Lent, corrompu, imparfait. Comme le pays, il s'est effondré sans que personne ne se batte pour lui, nous explique Adam Baczko, chargé de recherche au CNRS et auteur de La Guerre par le droit. Les tribunaux Taliban en Afghanistan. Les talibans eux, complètement isolés par l'Occident, ont abandonné l'idée d'une reconnaissance internationale. «Et, par effet miroir ne cherchent plus qu'à plaire à leur base militante.»
Bonne lecture!
– Camille Pagella, journaliste |
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